M.O.L Report

L’antichambre de L’aventure

Suspendu entre le désir de partir et la tristesse de laisser mes attaches. Tiraillé par un sentiment d’égoïsme et la volonté de vivre mon odyssée. Ces déchirements me font comprendre que le voyage a  commencé. Ma vie ne s’articule qu’autour du départ, bouleversant déjà les habitudes. La notion du temps s’inverse, les jours ne s’accumulent plus ils se soustraient. Le compte à rebours oppresse les pensées, la separation se rapprochant, le moment présent est entaché par la souffrance future.

Vice de l’esprit humain d’anticiper la douleur. Cette défaillance dans l’interprétation de l’existence est la cause de nombreux maux. L’appréhension et le doute s’installent.
L’expédition, lorsqu’elle est rêvé est peinte des plus belles couleurs, lorsqu’elle est sur le point de se réaliser des tâches d’anxiétés assombrissent le tableau.

C’est le moment critique l’antichambre de l’aventure. on se rend compte de tout ce qu’on laisse derrière nous. Elle représente la piste d’élan avant le grand saut dans l’inconnu, on court vers un plongeon certain et la vitesse à laquelle on s’élance fait peur. Pourtant on est comme aimanté par le risque et on accélére la foulée.
Prendre des risques, voilà le projet essentiel des Hommes. La vie est elle même instable, l’équilibre des choses est incontrôlable. L’existence ne nous laisse pas beaucoup de marge. Nous avons le devoir de ne pas attendre et d’utiliser l’espace réduit que la vie nous offre pour régner sur le monde, notre monde.
Nous sommes tous des funambules, errant sur le fil du temps suspendu au dessus du desordre des vivants, etiré entre la fatalité et l’accomplissement. Entreprendre ce trajet, c’est déjà exister.  Le réaliser c’est vivre pleinement.

Le voyage que j’entreprends est aussi une quête personnelle. Cette aventure a  pour but de donner de la substance à mes propos, à mes idées, à mes valeurs. (Ce besoin de légitimitation est handicapant, il ralentit l’éclosion). Devoir se dresser seul face à ses responsabilités, permet de se connaître plus intimement. Courir le monde pour mieux parcourir l’âme. Le voyage doit servir de porte voix à ceux qui ont des choses à dire mais qui sont aphones…

Donner un sens à son périple c’est aussi ça l’antichambre de l’aventure.
Demain je partirai seul face au monde et comme la marée qui se retire je delaisserai  les bateaux qui habillaient mon horizon pour d’autres paysages.

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