Monde

Byenvini an Ayiti

Le départ approche, je suis séparé de l’île des Caraïbes seulement par les rails du train et les heures de vols, Haïti semble maintenant si accessible, comme à portée de main. Je dois encore parcourir la France et traverser l’Océan Atlantique, pourtant Haïti est déjà là. Jack Kerouack disait que « La route c’est la vie » , si je ne peux le suivre dans son élan effréné pour l’asphalte, je pourrais dire que « La route sait la vie ».C’est sur elle que les plus belles pensées se sont évadées, c’est à travers elle que les individus se sont rencontrés, c’est grâce à elle que l’inattendu s’est produit.

L’arrivée à Haïti a quelque chose de particulier. Lorsqu’on la survole, la Capitale semble s’être étendue sur tout l’espace que la terre lui offrait. Du hublot j’aperçois Port au Prince enlacé par deux bras d’eau bigarrée, dans laquelle l’ardoise turquoise se mêle aux profondeurs des bleus marine. A la sortie de l’Avion, vous êtes directement embrassés par la chaleur humide et l’odeur qu’elle transporte: Bienvenue dans les Caraïbes.
Alex, haïtien, m’attend et d’un large sourire m’accueille sur son île. Nous traversons la capitale.  Port au prince, c’est une ville pour grimpeurs, digne des randonnées les plus difficiles. La traversée semble être une ascension. Les pentes raides n’effraient personne, ni les marchands qui s’installent à flanc de route, ni les motos-taxis qui doivent contrôler l’accélération pour ne pas se retrouver à l’envers et encore moins les gros 4X4 qui s’imposent sur l’asphalte. Seuls les cyclistes paraissent perplexes.

La capitale bat, tout n’est qu’oscillation à l’image de son relief. Essayer, de ne plus bouger dans cette ville, c’est impossible. Elle semble en perpétuel mouvement, à vous en donner le tournis. Les gens montent, descendent, tournent, crient, vendent , rient…. Un véritable spectacle en accéléré.

L’Afrique, ses tons, ses couleurs, ses turbulences, a pris ses marques dans les caraïbes. Cette incroyable capacité des individus à s’adapter au désordre, à garder un goût pour l’esthétique même dans pagaille. Les bus, appelés TAP TAP, sont souvent des oeuvres d’arts ambulantes. Les carcasses peintes, se parent de rouge, jaune, bleu et vert. Elles ont des allures de dragons ancestraux qui se faufilent entre les 4X4 et pic up modernes.
Port au Prince m’emballe, m’enivre et m’intimide. Son histoire ancienne et récente fait écho dans ma tête et me fait la promesse d’un intense voyage.

  

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