Monde

Impossible n’est pas humain.

Une rencontre au Brésil, le partage des expériences vécues et… en une fraction de seconde le défi : celui de traverser la Patagonie à vélo sur 1700km. Parcourir « le monde du bout du monde », ses lacs, ses fjords, ses chaines montagneuses  vertigineuses : Voilà un fantasme que je nourrissait depuis longtemps.
Lorsque j’explique mon projet, les réactions qu’il suscite divergent. L’enthousiasme de certains accompagne mon initiative; les difficultés que je rencontrerai, pour d’autres, font de moi un rêveur.
Ceux qui ont cru à « l’irréalisable » ont toujours été persécutés pour leurs espérances, condamnés parce qu’ils avaient un idéal, laissés pour fous parce qu’ils n’abandonnaient pas. Le réalisme, la « sagesse » de nos sociétés brisent les consciences et font éclater comme des bulles de savons les rêves de chacun.  Devenus complètement obsolètes, les rêves n’ont plus de légitimité, ils sont enchaînés et relégués  à l’esprit juvénile. Devenir mâture serait se délester des idéaux d’enfant pour se vautrer dans la réalité où la quiétude est devenue une vertu noble, un symbole de responsabilité. Il faut déchirer ce voile de l’impossible qui occulte nos rêves pour découvrir jusqu’où notre volonté peut nous transporter.

La dictature de la norme  organise notre façon de réfléchir face aux difficultés, à l’inattendu, au diffèrent. Lorsque notre but sort du cadre nous commençons à additionner les obstacles, on s’alourdit de contraintes, on s’enlise dans des contradictions pour finalement renoncer et ne pas se lancer. Les « obstacles » existent mais ce sont de fragiles chaînettes qui face à la puissance de la volonté humaine ne résisteront jamais. Nous sommes capables de tout; nous avons les capacités de briser le plafond de verre que l’on bâtit, nous pouvons dépasser les limites que nous nous imposons. L’espoir est le déclencheur de toute initiative, espérer jusqu’à l’échec s’il le faut, parce que si l’espoir s’évapore, il laisse place aux vœux et à ses penchants pour l’inaction. Dès lors que le rêve prend forme, qu’il s’impose lentement à nous, nous  nous sentons exister. Le rêve nous propulse dans les coins inexplorés de l’âme et l’énergie libérée devient inépuisable.

Je condamne les sceptiques qui traitent un homme ou une femme, d’idéaliste, de rêveur. Je leur réponds: Qui rêvasse le plus ? L’individu qui Se bat pour que ses rêves fleurissent le sanctuaire de son existence ou celui qui scelle ses rêves dans une boîte à promesse pour les enterrer dans les abîmes de l’oublie?

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